Pour protéger les principes actifs, les vitamines, les minéraux, encapsuler les huiles essentielles, ou encore faciliter l’utilisation de produits pulvérulents, Stéphane Lozachmeur a mis au point un procédé de microencapsulation à base de matière grasse végétale. Un service qu’il propose à l’ensemble des professionnels de l’alimentation animale depuis le mois d’avril, date de la reprise de l’entreprise Capsularis.

La société Capsularis, basée à Pleuven dans le Finistère, est spécialisée dans la microencapsulation de principes actifs pour l’alimentation humaine et animale. « Cette dernière représente 80 % de notre activité », souligne Stéphane Lozachmeur. Le procédé, unique et développé en interne, consiste à enrober les poudres de matière active, solides ou liquides, d’une membrane de matière grasse d’origine végétale. « Une fois ces particules en suspension, on vient déposer des microgouttelettes liquides de matières grasses à haut point de fusion (palme, coco ou colza). Il s’agit exclusivement de produits naturels, il n’y a donc aucun problème de digestibilitéUne technique économique et efficace. » Pour masquer les odeurs, réduire la pulvérulence de certains actifs, mais aussi les protéger de l’oxydation, la température, l’hygroscopie ou encore de l’interaction avec d’autres composants.

En haut, quelques-unes des matières actives utilisées par Capsularis, sous forme solide ou liquide. En bas, le produit fini, en poudre, après la microencapsulation.

« Autre performance de ce procédé : une haute teneur en principe actif, de 50 à 75 % », souligne Stéphane Lozachmeur. Il laisse également le choix du point de fusion de la matrice d’enrobé ainsi que du mode de libération du principe actif : « enzymatique ou mécanique ». Ces actifs peuvent être des oméga-3, des probiotiques, des acides aminés, des minéraux, des protéines de poisson… Ou des huiles essentielles, qui représentent la part la plus importante du travail de Capsularis. « Menthol, origan, menthe poivrée, genévrier, etc. Une douzaine au totalOn réalise également des mélanges. »

Ces produits sont destinés aux animaux de rente (principalement les ovins, caprins et volailles). « Ils sont essentiellement utilisés comme substitut aux traitements antibiotiques. » Mais aussi pour les chiens et chats : « On encapsule des gels pour qu’ils puissent être conditionnés en stick à ajouter sur les croquettes ou la pâtée. Les actifs agissent alors sur le pelage, les douleurs articulaires, etc. » Et pour l’aquaculture : « Il s’agit là d’une microencapsulation en phase aqueuse, nous travaillons par exemple sur différents supports pour rendre les huiles miscibles à l’eau ».

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